PIMKIE : Rupture Conventionnelle Collective. Merci Macron !

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PIMKIE : Rupture Conventionnelle Collective. Merci Macron !


Lors du comité central d’entreprise du 8 janvier 2018, la direction a annoncé sa volonté de supprimer 208 emplois en utilisant la nouvelle disposition des ordonnances Macron : la rupture conventionnelle collective. Et dès aujourd’hui, Pimkie ouvrira les négociations portant sur ce sujet, espérant aboutir à un accord au plus tard le 5 février 2018.

Les 208 suppressions d’emplois sont décomposées comme suit : 83 salariés dans 37 magasins ; 41 salariés en logistique ; 31 salariés au bureau de Neauville-en-Ferrain et 53 salariés au siège international.

Son objectif, clairement affiché lors de cette réunion, est d’éviter toutes les contraintes du P.S.E. (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) ou d’un P.D.V. (Plan de Départs Volontaires).

En effet, la Rupture Conventionnelle Collective permet de supprimer rapidement des postes sans motif économique, avec la possibilité de réembaucher juste après. Justement, les raisons économiques des magasins Pimkie France ne sont pas légitimes, car la France porte depuis plusieurs années (en 2016, + 18000€ de Résultat d’Exploitation) les résultats des autres pays (Allemagne, Espagne et Italie).

Sans devoir justifier du motif économique comme un P.S.E. ou un P.D.V. l’imposent, Pimkie évite la procédure d’information-consultation qui permet au comité central d’entreprise de se faire assister par un cabinet d’expertise. C’est pour cette raison, que le comité central d’entreprise a déclenché un droit d’alerte économique, dont le rapport sera présenté dans 2 mois.

Pimkie, enseigne Mulliez (Auchan), appartient à un groupement d’intérêt économique (GIE), nommé la Fashion3 avec les enseignes Grain de Malice, Jules, Bizzbee, Brice, Gentle Factory, Rouge Gorge et Orsay. En passant par une Rupture Conventionnelle Collective, Pimkie évite toute obligation de reclassement au sein de ce GIE.

Echappant à toute mesure de reclassement, Pimkie évite aussi des mesures d’accompagnement, tel que le congé de reclassement, essentiel pour les salariés Pimkie des magasins et de la logistique qui sont souvent peu ou pas diplômés. Ce droit obligatoirement proposé lors d’un P.S.E. ou d’un P.D.V. est d’une durée de 4 à 12 mois avec un maintien de salaire à hauteur de 65% du brut. Durant cette période, le salarié bénéficie d’un suivi avec une antenne de reclassement pour définir et aboutir à un projet de reconversion professionnelle. Avec une Rupture Conventionnelle Collective, les salariés Pimkie vont se retrouver directement à la case Pôle Emploi.

Dés l’annonce de Pimkie, la CGT a clairement exprimé son refus de négocier sur des Ruptures Conventionnelles Collectives et dénonce haut et fort l’objectif de la direction, se séparer à bas coût et rapidement des salariés de Pimkie France, pour compenser les pertes des autres pays.

Mais pour que l’accord soit applicable, la direction devra obtenir des organisations syndicales 50% plus 1 voix. Au regard des forces syndicales, l’entreprise Pimkie a des soucis à se faire.

CP Pimkie.pdf

Contact : Jenny Urbina

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