LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE

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LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE


Monsieur le Premier Ministre,

Par la présente, notre Fédération exprime sa plus vive indignation face à la boucherie sociale sans précédent dans le secteur du commerce et des services, avec la complicité de votre gouvernement.

Monsieur le Premier Ministre, tous les jours nous apprenons des suppressions d’emplois. Derrière les mots « suppressions d’emplois », il y a des femmes et des hommes qui se retrouvent sans avenir, dans la précarité. Le comble : c’est avec nos impôts que ces groupes licencient et détruisent des familles.

Par exemples :
• Carrefour a bénéficié de 400 millions d’euros de CICE ainsi que d’aides publiques en 2018, alors que plus de 7 000 emplois ont été supprimés dans ce groupe en deux ans.
• Casino a touché 34 millions d’euros au seul titre du CICE en 2018, alors que ce groupe poursuit ses cessions de magasins et ce sont plus de 1 000 emplois qui disparaissent par an, depuis cinq années.
• Auchan s’est vu attribué 88 millions d’euros en 2018 au titre du CICE, alors que dans le même temps plus de 2 000 postes ont été supprimés.

Ce sont 522 millions d’euros qui ont été versés à ces trois grands groupes de la distribution, sans contrepartie ni contrôle.

Dans le même temps, ce sont 10 000 suppressions d’emplois, rien que pour l’année 2018, qui sont à déplorer.

Carrefour a versé 517 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, tandis qu’Auchan versait de son côté 313 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires.

Il s’agit, rappelons-le, d’argent public qui avait pour principal objectif de permettre aux entreprises de créer des emplois.

Ces trois grands distributeurs ont surtout utilisé cet argent pour licencier et maintenir le versement de dividendes à leurs actionnaires. Cette situation est connue de tous et votre gouvernement ne réagit pas. Pourquoi aucune mesure n’a été prise pour faire condamner ces groupes et exiger le remboursement de toutes ces aides qui n’ont fait qu’enrichir les actionnaires ?

Monsieur le Premier Ministre, notre Fédération vous accuse d’être responsable de ce désastre social, dénonce avec force cette casse sociale et exige le remboursement de toutes ces aides, ainsi que l’arrêt de toutes les exonérations dont bénéficient ces grands groupes.

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