Décembre 2018, mois de lutte de Marseille à Paris !

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Décembre 2018, mois de lutte de Marseille à Paris !


Décembre 2018 aura été un mois de lutte dans toute la France. Retour sur deux événements en particulier : la visite de la Fédération à Marseille et la mobilisation du 19 décembre à Paris...

À MARSEILLE : CONTRE LA VIE CHÈRE, POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES, SOLIDAIRES DANS L’ACTION !

C’est pour lutter sur le terrain contre la logique libérale triomphante où toutes et tous avons de plus en plus de difficultés à vivre décemment qu’une délégation de la Fédération est descendue sur l’invitation des camarades de l’UD et du commerce, services, distribution des Bouche-du- Rhône ce 13 décembre. L’accueil a été convivial et fraternel.

Notre présence répondait aux journées d’actions grévistes et de manifestation programmées sur le territoire les 13 et 15 décembre et aux initiatives prises par les secteurs professionnels.

Comme à l’accoutumée, notre but était d’être à leurs côtés ainsi qu’avec celles et ceux qui luttent, qui revendiquent, pour améliorer les conditions de travail et de vie, poursuivant notre combat contre la précarité et l’injustice sociale. Concrètement, cela se traduit par toujours plus de diffi cultés à vivre décemment tandis que les possédants voient leurs fortunes exploser.

De l’argent il y en a, chaque année des centaines de milliards d’euros de cadeaux en tous genres sont off erts au grand patronat qui, reconnaissant, licencie, précarise, exploite pour faire toujours plus de bénéfices. Ajoutons à cela les 100 milliards d’euros par an d’évasion fi scale qui profi tent à ces mêmes privilégiés et leurs amis actionnaires qui se partagent chaque année toujours plus de dividendes.

Il y a ainsi une forme d’indécence que nous jugeons, nous, salarié.e.s du commerce, des services, de la distribution comme inacceptable.

Pas une seule mesure adoptée depuis l’arrivée au pouvoir de MACRON et consorts n’aura eu pour objectif de répondre aux besoins des travailleuses, des travailleurs et de la population.

Toutes sont de la poudre aux yeux : où d’une main on donne pour en récupérer le double d’une autre. Nous ne sommes pas dupes des « passe-passe » fiscaux. Cette situation provoque, à juste titre, de la colère parmi les travailleurs et la population . Dans la période, de plus en plus de gens participent, sous formes diverses, à des mouvements et actions de protestation.

Plus que jamais, la CGT a son mot à dire : nombre de propositions sont présentes sur notre plateforme revendicative. La CGT, et notre Fédération en particulier, a toujours été, est et sera aux côtés de celles et ceux qui luttent, qui revendiquent, pour améliorer les conditions de travail et de vie.

La reconnaissance d’une éternelle lutte des classes au sein de notre société ne peut que contribuer à la mise en place d’un rapport de force effi cace et victorieux.

Car il s’agit bien de cela aujourd’hui : lutter pour gagner !

TOUTES ET TOUS MOBILISÉ.E.S À BEAUGRENELLE LE 19 DECEMBRE, POUR LES SALAIRES ET LE POUVOIR D’ACHAT !

Plus d’un millier de camarades venant de la France entière ont répondu à l’appel fédéral. Un grand rassemblement national a ainsi été initié le 19 décembre devant le Centre commercial et le supermarché MONOPRIX de BEAUGRENELLE pour dénoncer la régression sociale et salariale.

Plus que jamais, face au patronat prônant la rigueur sociale et salariale, remettant en cause les trop rares avancées sociales obtenues par nos anciens comme le repos dominical, les salariés du commerce, des services et de la distribution se sont mobilisés pour trouver dans la force collective la capacité de se battre tous ensemble contre le rouleau compresseur capitaliste.

De nombreux préavis de grève ont été déposés, mettant en relief la nécessité absolue de résister face à la déferlante antisociale du patronat et de son allié objectif : le gouvernement MACRON.

Les salariés du commerce, des services, de la distribution se sont rassemblés pour, ensemble, faire grandir le vent de la colère sociale contre la casse sociale et rappeler aux patrons et à MACRON qu’ils doivent compter, ne leur en déplaisent, avec eux !

Une fois de plus, les salariés de nos champs fédéraux sont les oubliés des mesures annoncées par MACRON :

• 100 euros pour les salarié.e.s touchant le SMIC, par le biais des suppressions de cotisations, encore une fois, on touche au salaire socialisé. En définitif, il n’y a pas de gain mais une hausse prévue correspondant à une accélération des hausses de prime d’activité sur trois ans, autrement dit un tour de « passe-passe » budgétaire.

• Défiscalisation des heures supplémentaires : une vielle recette, qui va accroître la précarité et les faibles revenus, notamment pour les femmes, en instaurant pour les salarié.e.s un assujettissement de plus en plus contraignant à la logique productiviste du patronat, au détriment de sa santé et de sa vie de famille.

• Une pseudo prime exceptionnelle de fin d’année au contour incertain permettant au patronat de duper les salarié.e.s en leur faisant miroiter une rétribution sonnante et trébuchante pouvant être remise en cause à tout moment tant les contours de sa mise en application sont aléatoires et imprécis. Comment acheter la paix sociale à moindre
prix ? Les promesses ne concernent que celles et ceux qui les croient…

Un marché de dupe que les salarié.e.s du commerce, des services et de la distribution ont dénoncé bruyamment.

Plusieurs fois, ce fut chaud : courses poursuites eff rénées avec les forces de l’ordre tentant de nous empêcher de rentrer dans le centre commercial. Prises de parole de camarades des transports, des cheminots et de notre secrétaire général Amar Lagha. Que de joie, de chants… que de vie !

La vie est un combat qui se mérite… C’est partant de ce constat que toutes et tous nous sommes fier.e.s de nous être mobilisé.e.s. « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. » (Brecht). Nous concernant, nous étions en nombre ce jour là ! Déterminé.e.s et heureux.ses.

Contact : Franck Clet

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